Lucrèce Borgia de Victor Hugo

Lucrece Borgia Victor HUgo

Hello les bouquineurs !

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, parlons théâtre.

C’est au détour d’une chronique sur France Inter présentée par Guillaume Gallienne, que j’ai entendu parler de cette pièce, écrite par Victor Hugo.

Je connaissais cet écrivain en tant que romancier et poète, moins en dramaturge, qui plus est, sur les Borgia.

Et imaginer Guillaume Gallienne interprétant le rôle de Lucrèce, femme à la réputation sulfureuse, a plus que titillé ma curiosité.

Mais de quoi parle cette pièce ?

Je ne vous mets pas la quatrième de couverture car il s’agit d’une des toutes dernières tirades de la pièce.

Petit résumé :

Cette pièce met en scène Lucrèce, fille du pape Alexandre VI, à présent unie à Don Alphonse d’Este, duc de Ferrarre, son troisième mari. On apprend rapidement qu’elle est la mère de Gennaro, le fils qu’elle aurait eu avec son frère Jean (qui aurait péri sous le poignard de César, leur frère aîné). Pour protéger Gennaro, leur enfant illégitime, Lucrèce l’aurait abandonné et caché son existence, non sans peine. Gennaro, devenu adulte, est un capitaine à la recherche de sa mère biologique, dont il reçoit, chaque mois, une lettre pleine d’affection, et ce, où qu’il soit. Il ignore que sa mère n’est autre que Lucrèce Borgia, femme qu’il exècre et qu’il juge monstrueuse.

La pièce débute à Venise, de nuit, au cours d’une fête.
Sous son masque, Lucrèce en profite pour aborder Gennaro. C’est alors que ses compagnons d’arme la démasquent et l’humilient publiquement. Ainsi outragée, elle promet de se venger.
Parallèlement, l’affection qu’elle montre envers Gennaro est mal interprétée par son troisième mari, terriblement jaloux, qui voit en lui, un amant de Lucrèce. 

Lucrèce Borgia est une pièce dramatique en 3 actes.

Faite de secrets, de complots, de vengeance, d’actes de bravoure et de folie, c’est assurément une oeuvre pleine péripéties mais également de quiproquos.

Dans cette oeuvre, Victor Hugo ne cache ni son dégoût, ni son mépris pour Lucrèce Borgia qu’il considère comme actrice de ses mœurs dissolus et non outil politique de son père et de son frère César, comme il est souvent dit dans les écrits historiques.

Victor Hugo aborde également le thème de la maternité. Cette femme, « ignoble » au sens moral, accusée de tous les péchés trouvera-t-elle son absolution dans la maternité ?   » La monstruosité lavée par la maternité «  comme il est dit dans la préface ?

Une thématique qu’il a d’ailleurs exploitée dans sa pièce précédente Le roi s’amuse qui a inspiré l’opéra Rigoletto de Verdi.

J’ai été emportée par l’écriture de Victor Hugo, la puissance de ses mots et de ses situations. Rien que pour cela, la pièce est à découvrir.

Quelques répliques pour vous mettre l’eau à la bouche :

Acte I, Ière partie, scène I

Jeppo

Vous l’avez dit, monsieur de Belverana. Le cadavre, c’était Jean Borgia; le cavalier, c’était César Borgia.

Maffio

Famille de démons que ces Borgia! Et dites, Jeppo, pourquoi le frère tuait-il ainsi le frère?

Jeppo

Je ne vous le dirai pas. La cause du meurtre est tellement abominable que ce doit être un péché mortel d’en parler seulement.

Gubetta

Je vous le dirai, moi. César, cardinal de Valence, a tué Jean, duc de Gandia, parce que les deux frères aimaient la même femme.

Maffio

Et qui était cette femme ?

Gubetta, toujours au fond du théâtre.

Leur sœur.

Et puis, lorsque Gennaro va au palais des Borgia et fait sauter la lettre B de l’écusson des Borgia donnant le mot « Orgia » :

Acte I, IIème partie, scène III

Jeppo

Gennaro, cette lettre de moins au nom de madame Lucrèce, c’est ta tête de moins sur tes épaules.

Vous l’avez compris, Lucrèce Borgia est une pièce que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Je l’ai même lu petit bout par petit bout pour en profiter le plus longtemps possible.

Pour convaincre les plus indécis (difficiles ?), sachez qu’en fin d’ouvrage sont publiées les différentes variantes de la scène finale. De la plus cruelle à la plus romanesque, un choix qui pourra correspondre à l’envie de chacun(e).

Plus d’infos sur la chronique de Guillaume Gallienne çà peut pas faire de mal ici.

Catégorie : 5 étoiles

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La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette

la-femme-qui-fuit-danais-barbeau-lavaletteHello les bouquineur.se.s de passage !

Et si on se réchauffait un peu, entre deux tasses de thé fumant, avec une petite chronique littéraire ?

Passons l’Atlantique pour parler, non pas des Etats-Unis et de leur insupportable président Trump (Sortirons-nous un jour de ce cauchemar ?) mais de littérature québécoise, en vous présentant le livre lauréat du prix littéraire France – Québec 2016 : La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

Anaïs Barbeau-Lavalette n’a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s’appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus Global. Avec Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours.
Afin de remonter le cours de la vie de cette femme à la fois révoltée et révoltante, l’auteur a engagé une détective privée. Les petites et les grandes découvertes n’allaient pas tarder.
Enfance les pieds dans la boue, bataille contre les petits Anglais, désir pour un directeur de conscience, fugue vers Montréal, frénésie artistique des Automatistes, romances folles en Europe, combats au sein des mouvements des Noirs de l’Amérique en colère :  elle fut arracheuse de pissenlits en Ontario, postière en Gaspésie, peintre, poète, amoureuse, amante, dévorante… et fantôme.

La femme qui fuit, c’est l’aventure d’une femme explosive, une femme volcan, une femme funambule, restée en marge de l’histoire, qui traverse librement le siècle et ses tempêtes.

Pour l’auteur, c’est aussi une adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais.

Une quatrième de couv qui donne le ton.
Pour paraphraser ce résumé, Anaïs Barbeau-Lavalette n’a pas connu sa grand-mère, seulement les ravages qu’elle a causés dans la vie de sa mère (et par répercussions dans la sienne) du fait de son absence.

Sur la forme, le style est particulièrement fort puisque l’auteur utilise le « tu » pour s’adresser à Suzanne, cette grand-mère inconnue, en retraçant son quotidien de sa naissance à sa mort grâce aux informations issues de l’investigation d’une détective privée. Le « tu » comme assertion mais aussi parfois comme questionnement.

Sur le fond, ce livre est dune grande intensité, par le parti pris de l’apostrophe, mais également par l’histoire terrible et véridique de Suzanne, cette femme éprise de liberté, terrifiée à l’idée de devenir comme sa propre mère, femme au foyer ankylosée dans la maternité avec une ribambelle d’enfants, vivant sans passion et s’oubliant elle-même, prête à se noyer. Pour fuir ce déterminisme social et sexué, elle abandonne ses 2 enfants en bas âge, sans se retourner. En échappant à cette maternité qu’elle vit comme une prison, Suzanne aspire à se réaliser professionnellement, intellectuellement ou du moins artistiquement et fréquente l’intelligentsia québécoise sans pour autant y appartenir  pleinement (à l’exemple du plaidoyer qu’elle a refusé de signer).

Un récit bouleversant, d’une incroyable tristesse, que l’on garde longtemps en mémoire. Cette décision de tout abandonner et ainsi de broyer sa famille, ses enfants, le destin de sa fille Mousse (la mère de l’autrice) m’a littéralement prise aux tripes, avec d’autant plus de force qu’il s’agit d’une histoire vraie.
Un livre qui explore le rapport de Suzanne à la maternité comme un obstacle à l’engagement professionnel (qui, sans aller dans de pareils extrêmes,  reste un casse tête pour la grande majorité des femmes).

Mais avec quelle distance lire ce livre ? Ce type d’exercice est toujours un peu périlleux, à cheval entre l’autobiographie, l’autofiction et la fiction pure. Quelle est la part de « vérité » ? Qu’en est-il de toutes les parties sur les relations intimes de Suzanne, sont-elles « réinventées » par sa petite-fille, l’autrice ? Entre réel et fiction ? C’est d’autant plus troublant qu’est plantée, au milieu du livre, une véritable photo de leur famille, insérée entre des éléments de biographie et des passages plus romancés.

Un des leitmotivs de ce blog est de ne pas dévoiler la fin des ouvrages cités. Mais, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous ce passage très fort, dans les toutes dernières pages :

Parce que je suis en partie constituée de ton départ. Ton absence fait partie de moi, elle m’a aussi fabriquée. Tu es celle à qui je dois cette eau trouble qui abreuve mes racines, multiples et profondes.
Ainsi, tu continues d’exister.
Dans ma soif inaltérable d’aimer.
Et dans ce besoin d’être libre, comme une nécessité extrême.
Mais libre avec eux.
Je suis libre ensemble, moi. (p. 376)

Bien que les décisions prises par Suzanne soient révoltantes à plus d’un titre, ses interrogations et son cheminement en tant que femme, mère et intellectuelle peuvent faire écho à nos propres interrogations. Je vous recommande chaudement ce livre.

Pour plus d’infos sur le prix France-Québec et Anaïs Barbeau-Lavalette ICI !

Catégorie : 4 étoiles

La gaieté de Justine Lévy

la gaiete Justine LevyPendant les vacances, folie douce, j’ai pris ma carte à la médiathèque. Bon, en soi, çà n’a rien d’exceptionnel, mais après mon petit caca nerveux de la dernière fois, c’est un bon moyen de me motiver à lire plus (magie de la date butoir !) et de sortir un peu de ma zone de confort avec des titres que je n’achèterais pas forcément.

En flânant au milieu des rayonnages, mes yeux se sont posés sur cette couverture noire : Une photo, un titre La gaieté et une auteure, Justine Lévy, dont j’avais lu il y a longtemps le premier roman Rien de grave qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Pas plus convaincue que çà, j’ai retourné le bouquin et parcouru la 4ème de couverture.

Et là, la claque :

« C’est le paradis, c’est mon paradis, je ne sais pus rien de la politique, des livres qui paraissent, des films, des projets de Pablo, de l’autre vie, la leur, c’est comme un jeûne, une ascèse puéricultrice, c’est comme si j’avais été opérée de ma vie d’avant, je ne sais pas si çà reviendra, je ne sais même pas si je le souhaite, j’adore cette nouvelle vie de mère de famille un peu débile mais résignée, les jours cousus les uns aux autres par l’habitude et la routine, je me voue entière à mes enfants, je les tiens fort dans mes bras, je les tiens fort par la main, et bien sûr qu’eux aussi me tiennent et qu’ils m’empêchent de tomber, de vriller, bien sûr qu’eux aussi me rassurent, me comblent, me protègent et me procurent cette joie bizarre, assez proche de la tristesse peut-être, parce que je vois bien que ce n’est plus seulement de l’amour, çà, au fond, c’est de l’anéantissement. »

Boum, identification directe, j’ai eu envie de le dévorer de suite. Un roman sur la parentalité qui vous engloutit, qui vous noie presque, je pourrai ne lire que çà en ce moment.

L’histoire ? Louise est une nana bien bien dépressive. Elle a essayé tous les anxiolytiques possibles, de même que les drogues et autres alternatives pour contenir sa tristesse. Jusqu’au jour où, tombant  enceinte, elle décide de ne plus laisser filtrer une once de mélancolie, de n’avoir plus qu’une seule ligne de conduite : la gaieté à transmettre à ses enfants. Cela ne se fait pas sans encombres car la tristesse, fourbe, attend patiemment, cherchant n’importe quel interstice pour se glisser à nouveau dans la vie de Louise. Une odeur, un souvenir, tout peut être prétexte à la brèche. Et des brèches, il y en a des tonnes possibles car Louise a eu une enfance sombre et triste : des parents séparés, un père flamboyant mais absent, une mère « camée » en permanence, des brimades de la part d’une ribambelle de belles mères. Lire la suite »

Bridget Jones, Folle de lui de Helen Fielding

Bridget Jones Folle de lui Helen Fielding

Hello les bouquineurs !

Et voilà, c’est la rentrée et après avoir fait le plein de soleil et surtout le plein de lectures, me revoici pour vous parler de quoi ? En vrai, j’aurais aimé vous faire un billet intelligent sur tout ce qui me bouleverse et m’horrifie depuis ces derniers jours sur le traitement indigne que subissent les réfugiés en Europe mais je ne m’en sens pas capable, pas sûre de trouver les bons mots. Alors, je reste sur un thème que je connais : les livres.

De la futilité donc avec le dernier Bridget Jones qui plus est. Tant d’attentes, d’espoirs et de craintes mêlés avant de l’entamer… Et qu’en est-il alors ?

Petit point d’abord sur la 4ème de couverture :

Que faire lorsque votre toy boy fête ses 30 ans le soir où votre meilleure amie célèbre ses 60 ans ?
Est-il moralement condamnable d’aller chez le coiffeur quand vos enfants ont attrapé des poux ?
Est-ce mal de tricher sur son âge sur les sites de rencontre ?

Confrontée à ces graves problèmes, et à quelques autres non moins angoissants, Bridget relève courageusement le défi d’élever seule deux jeunes enfants, d’apprendre à maîtriser tweets et textos et, surtout, redécouvre sa sexualité à l’heure de – aïe ! le mot qui fâche – l’âge mûr.

À la fois tendre, touchant, mélancolique et absolument hilarant, le retour tant attendu de notre Anglaise préférée.

Quand j’ai entendu parler, il y a quelques mois, de la sortie du nouveau Bridget Jones, j’ai sauté au plafond de joie. « Hourra, she’s back !  » jubilais-je alors. Puis, j’ai entendu que Bridget était quinqua (Why not) et surtout qu’Helen Fielding avait liquidé Mark Darcy. « What the fuck !!!  » ai-je aussitôt braillé en mon for intérieur (oui, je peux être un poil grossière quand je me parle à moi même).
Quand même, Bridget, veuve qui a un toy boy, est-ce que tout cela n’était pas un peu ridicule ? Lire la suite »

Avant j’avais une vie, maintenant j’ai des enfants de Candice Kornberg Anzel

avant vie maintenant enfants

Pour rester dans le thème « Nos enfants, ces relous du quotidien qu’on aime quand même », voici un petit livre plein d’humour, acheté sur un coup de tête (après une intense journée passée à brailler comme une sorcière sur ma marmaille championne en filouteries).

Le pitch ?

Femmes enceintes, futurs papas, jeunes parents débordés, parents d’ado ou rands-parents gagas ? Ce livre est fait pour vous – enfin si vous avez de l’humour et de l’autodérision… car dans cette fresque familiale, tout le monde a le droit à son coup de pinceau !

Des interviews loufoques aux questions (presque) existentielles de parents, en passant par des lettres ouvertes de trentenaires ou encore le classement des arnaques de mômes, voici une balade de chroniques décalées en billets décapants. Un panorama de la vie de famille surprenant, réjouissant et toujours attendrissant…
Vous vous y reconnaîtrez forcément !

De l’interview de Oui-Oui ou de Doudou Lapinou aux phrases cultes que l’on répète 100 fois par jour ou au traducteur d’expressions maternelles, le livre se veut volontairement déculpabilisant, et çà, pour la vraie mère indigne que je suis, c’était carrément ce dont j’avais besoin…

L’auteure, qui fait preuve de beaucoup d’autodérision il est vrai, a également sollicité la plume d’autres blogueurs « parents » ainsi que les commentaires de ses propres lectrices et lecteurs.

Si tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment et se sentir moins seul en tant que parent débordé (et un peu désabusé dans mon cas), je ne pense pas que je conseillerai le livre à une copine. Pourquoi ? Parce qu’il y a un petit quelque chose qui manquait pour me laisser embarquer totalement. C’est très drôle par moments, mais c’est aussi parfois beaucoup moins bien croqué avec des chroniques ou des billets d’humeur un peu caricaturaux sur l’art de la parentalité et la vie avant/après enfants. Alors peut être est-ce parce que le livre se lit plutôt comme un blog, avec des jours où l’on est plus inspiré que d’autres… je ne sais pas.

D’autant que je suis plutôt bonne cliente de ce genre de livres… J’avais adoré L’Antiguide de la mode de Charlotte Moreau, dont la plume était un peu plus enlevée et mordante… Peut-être était ce petit plus qui manquait ici ?

Je suis d’autant plus mitigée qu’il y a des chroniques vraiment funs et bien senties telles que La véritable histoire de Babar qui raconte comment le célèbre éléphant a escroqué la vieille dame (qui apparemment souffrait d’Alzheimer ce qui éclaircirait beaucoup de choses selon moi) ou la comparaison entre la crise de la trentaine et celle du terrible two qui montre que les parents ne supportent pas beaucoup mieux la frustration que leurs bambins.

Un avis plutôt en demi-teinte donc…

Note : *****

Bébé Boum de Josée Bournival

bebe boum

Alors que la rentrée n’est plus qu’un lointain souvenir, que les feuilles d’automne se ramassent à la pelle et que l’on se tâte sérieusement à rallumer le chauffage, voici un petit retour sur une de mes dernières lectures de vacances. Quelque chose de léger, prêté par une bonne âme abonnée à France Loisirs (même si par principe, je ne suis pas du tout fan du concept de France Loisirs, j’ai embarqué le bouquin sans trop rechigner… aucun principe la fille…)

Alors, Bébé Boum, le pitch ?

Lili, enceinte pour la première fois, imagine ses neufs prochains mois comme un conte de fées. Pour Esther, c’est plus délicat… Elle attend un petit troisième d’un mari… vasectomisé ! Ce n’est pas mieux pour Frédérique : comment savoir lequel de ses deux amants est le père ? Pour Jeannine, en revanche, une nouvelle grossesse serait une indispensable rédemption…
Quatre femmes, quatre personnalités, pour un enchaînement de situations savoureuses, de sautes d’hormones cocasses et de rebondissements incessants !

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Du domaine des Murmures de Carole Martinez

Un choix différent de mes lectures habituelles, influencé par les nombreuses critiques élogieuses aperçues ici et là.

domaine murmures

Petit topo de la 4ème de couv :

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui». Contre la décision de son père, le seigneur du domaine des Murmures, elle s’offre à Dieu et exige de vivre emmurée jusqu’à sa mort. Elle ne se doute pas de ce qu’elle entraîne dans sa tombe, ni du voyage que sera sa réclusion… Loin de gagner la solitude, la voici bientôt témoin et actrice de son siècle, inspirant pèlerins et croisés jusqu’en Terre Sainte. Aujourd’hui encore, son fantôme murmure son fabuleux destin à qui sait tendre l’oreille.

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T’as le blues, baby ? de Alessandra Sublet

Je vous ai déjà parlé de ma passion pour les émissions de France 5 ?? Après Les Maternelles, c’est aussi le grand kif pour C à vous, l’émission présentée par Alessandra Sublet. J’aime sa fraîcheur, j’aime sa gouaille, j’aime qu’elle assume de dire parfois des énormités mille fois plus grosses qu’elle.

Alors, quand j’ai vu qu’elle avait écrit un livre sur le baby blues, ni une, ni deux, je me suis jetée dessus comme la pauvreté sur le monde.

Blues baby

Le résumé ?

A bien y réfléchir, je pense que mon baby blues a commencé avant même la naissance de ma fille. Devant un étalage de pommes très exactement. A un moment, tu ne sais pas pourquoi, tu commences à te prendre la tête pour des trucs complètement débiles. Ce jour-là, on était au supermarché et mon homme n’avait pas choisi les bonnes pommes. Ce n’était pas les pommes que je voulais. Et je me suis mise à pleurer comme une madeleine. Mais après l’accouchement, en retrouvant le sommeil et ma ligne, enfin familiarisée avec les gestes et toute cette logistique compliquée de la parfaite jeune maman, je pensais le baby blues chassé à jamais. le me disais que voilà, ça avait été un moment difficile à passer et qu’à présent, j’allais à nouveau croquer la vie à pleines dents. Tu parles !

Alors une bonne idée d’avoir cédé aux sirènes du marketing ?

Et bien, pour une fois, OUI !! Le livre correspond exactement à ce que j’attendais : du perso, du parlé vrai, sans langue de bois, sans embellissement stylistique ou narratif. Quand on lit le livre, on a l’impression que c’est Alessandra qui nous parle en face en face et çà fait du bien !

Les anecdotes narrant la découverte du +++ après de multiples tests de grossesse ou encore l’épisode des visites sans fin à la maternité après l’arrivée de bébé sont de vrais miroirs. Cette femme, cette maman complètement chamboulée, c’est nous !

L’auteure parle de son baby-blues sans faux semblant et n’hésite pas mouiller le maillot en racontant des épisodes peu glorieux, ses sentiments ambigus et ses instants de loose où elle est complètement paumée avec l’arrivée de sa fille.

Chaque mot est une délectation, j’ai savouré et aimé les différents passages du livre avec tantôt une pointe de nostalgie, d’amusement ou cette impression de lire ce que j’avais vécu moi même avec la naissance de ma 1ère.

Vraiment, c’est un petit livre que je conseille à toutes les mamans durant leur grossesse, qui pourra peut être les aider à déculpabiliser ou prendre un peu de recul dans les moments un peu critiques. Pour dire, je pense que je le relirai avant d’accoucher.

Car oui, c’est un livre qui se lit assez rapidement tout de même. Pas que je m’attendais à ce que çà me tienne une semaine, mais le gros reproche de cet ouvrage, c’est son format avec une mise en page ultra aérée, on compte une page blanche pour une page écrite, le corps de texte est hyper gros. La 1ère fois que je l’ai feuilleté, j’ai eu l’impression d’un gros vide et de m’être faite un peu pigeonnée compte tenu du prix (18 euros tout de même)… Alors qu’avec une meilleure mise en page, on aurait pu le réduire à une taille plus adaptée, et du coup, diminuer son prix… Mais je pense que c’est un choix davantage imputable à l’éditeur qu’à l’auteure.

Note :  *****