La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette

la-femme-qui-fuit-danais-barbeau-lavaletteHello les bouquineur.se.s de passage !

Et si on se réchauffait un peu, entre deux tasses de thé fumant, avec une petite chronique littéraire ?

Passons l’Atlantique pour parler, non pas des Etats-Unis et de leur insupportable président Trump (Sortirons-nous un jour de ce cauchemar ?) mais de littérature québécoise, en vous présentant le livre lauréat du prix littéraire France – Québec 2016 : La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

Ce qu’en dit la quatrième de couverture :

Anaïs Barbeau-Lavalette n’a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s’appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus Global. Avec Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours.
Afin de remonter le cours de la vie de cette femme à la fois révoltée et révoltante, l’auteur a engagé une détective privée. Les petites et les grandes découvertes n’allaient pas tarder.
Enfance les pieds dans la boue, bataille contre les petits Anglais, désir pour un directeur de conscience, fugue vers Montréal, frénésie artistique des Automatistes, romances folles en Europe, combats au sein des mouvements des Noirs de l’Amérique en colère :  elle fut arracheuse de pissenlits en Ontario, postière en Gaspésie, peintre, poète, amoureuse, amante, dévorante… et fantôme.

La femme qui fuit, c’est l’aventure d’une femme explosive, une femme volcan, une femme funambule, restée en marge de l’histoire, qui traverse librement le siècle et ses tempêtes.

Pour l’auteur, c’est aussi une adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais.

Une quatrième de couv qui donne le ton.
Pour paraphraser ce résumé, Anaïs Barbeau-Lavalette n’a pas connu sa grand-mère, seulement les ravages qu’elle a causés dans la vie de sa mère (et par répercussions dans la sienne) du fait de son absence.

Sur la forme, le style est particulièrement fort puisque l’auteur utilise le « tu » pour s’adresser à Suzanne, cette grand-mère inconnue, en retraçant son quotidien de sa naissance à sa mort grâce aux informations issues de l’investigation d’une détective privée. Le « tu » comme assertion mais aussi parfois comme questionnement.

Sur le fond, ce livre est dune grande intensité, par le parti pris de l’apostrophe, mais également par l’histoire terrible et véridique de Suzanne, cette femme éprise de liberté, terrifiée à l’idée de devenir comme sa propre mère, femme au foyer ankylosée dans la maternité avec une ribambelle d’enfants, vivant sans passion et s’oubliant elle-même, prête à se noyer. Pour fuir ce déterminisme social et sexué, elle abandonne ses 2 enfants en bas âge, sans se retourner. En échappant à cette maternité qu’elle vit comme une prison, Suzanne aspire à se réaliser professionnellement, intellectuellement ou du moins artistiquement et fréquente l’intelligentsia québécoise sans pour autant y appartenir  pleinement (à l’exemple du plaidoyer qu’elle a refusé de signer).

Un récit bouleversant, d’une incroyable tristesse, que l’on garde longtemps en mémoire. Cette décision de tout abandonner et ainsi de broyer sa famille, ses enfants, le destin de sa fille Mousse (la mère de l’autrice) m’a littéralement prise aux tripes, avec d’autant plus de force qu’il s’agit d’une histoire vraie.
Un livre qui explore le rapport de Suzanne à la maternité comme un obstacle à l’engagement professionnel (qui, sans aller dans de pareils extrêmes,  reste un casse tête pour la grande majorité des femmes).

Mais avec quelle distance lire ce livre ? Ce type d’exercice est toujours un peu périlleux, à cheval entre l’autobiographie, l’autofiction et la fiction pure. Quelle est la part de « vérité » ? Qu’en est-il de toutes les parties sur les relations intimes de Suzanne, sont-elles « réinventées » par sa petite-fille, l’autrice ? Entre réel et fiction ? C’est d’autant plus troublant qu’est plantée, au milieu du livre, une véritable photo de leur famille, insérée entre des éléments de biographie et des passages plus romancés.

Un des leitmotivs de ce blog est de ne pas dévoiler la fin des ouvrages cités. Mais, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous ce passage très fort, dans les toutes dernières pages :

Parce que je suis en partie constituée de ton départ. Ton absence fait partie de moi, elle m’a aussi fabriquée. Tu es celle à qui je dois cette eau trouble qui abreuve mes racines, multiples et profondes.
Ainsi, tu continues d’exister.
Dans ma soif inaltérable d’aimer.
Et dans ce besoin d’être libre, comme une nécessité extrême.
Mais libre avec eux.
Je suis libre ensemble, moi. (p. 376)

Bien que les décisions prises par Suzanne soient révoltantes à plus d’un titre, ses interrogations et son cheminement en tant que femme, mère et intellectuelle peuvent faire écho à nos propres interrogations. Je vous recommande chaudement ce livre.

Pour plus d’infos sur le prix France-Québec et Anaïs Barbeau-Lavalette ICI !

Catégorie : 4 étoiles

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Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

reparer les vivants maylis de kerangalHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Finis les atermoiements, il est temps de se remettre en selle… Avant d’aborder mon escapade québécoise, je tenais à vous parler du roman de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants, un nom au triste écho en ces temps troublés.

Un livre multi-primé et recommandé de toutes parts qui vient tout juste d’être adapté au cinéma.

Tradition oblige, petit aperçu de la quatrième de couverture avant d’aller plus loin :
(Attention pour ceux et celles qui ne veulent pas se voir dévoiler l’intrigue, passez cette quatrième de couverture car elle en révèle énormément ! ) :

« Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. »

Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Cette quatrième de couverture est d’une justesse rare, on pourrait difficilement mieux résumer le roman de Maylis de Kerangal (voilà, fin du billet, merci de l’avoir lu !).
Plus sérieusement, car le propos n’est tout de même pas léger, Réparer les vivants est un livre qui parle de la mort mais aussi, et surtout, de la vie, de ceux qui restent et de ceux qui se battent pour qu’elle subsiste.

L’histoire commence avec un trio de jeunes surfeurs qui se lèvent aux aurores pour aller braver la vague. Sur le chemin du retour, ivres de  fatigue, ils sortent de la route avec leur van. Deux seulement avaient une ceinture de sécurité, le troisième, Simon, finit dans le pare-prise. Mort cérébrale.

Dès le départ, le diagnostic est posé : Simon est en mort cérébrale, son cerveau n’a plus aucune activité alors que ses organes, dont son cœur, peuvent continuer à fonctionner avec un soutien artificiel. Un candidat parfait pour un éventuel don d’organes. Et c’est tout l’enjeu de la première partie du roman, à la fois annoncer la mort cérébrale de Simon à sa famille tout en abordant la possibilité de prélever ses organes en vue d’une transplantation. On suit dès lors ses parents, Marianne et Sean, séparés qui se retrouvent dans cette douleur, âmes perdues, déboussolées, qui voient leur monde s’écrouler avec l’annonce de la mort de leur fils, accablés par le choc, la sidération, la douleur, la colère, le déni, autant de sentiments qu’ils vont devoir appréhender avec la question du don d’organes.Lire la suite »

Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

premier jour du reste ma vie virginie grimaldiHello les bouquineurs de passage !

Plus qu’une poignée de jours avant de reprendre le rythme effréné de la rentrée. L’occasion idéale pour faire un point sur mes dernières lectures de vacances.

Sur le conseil de ma sœur L, j’ai, à mon tour (et encore mille ans après tout le monde), découvert les écrits de Virginie Grimaldi loués un peu partout sur la blogosphère.

Alors, alors, bonne idée de lecture pour passer un chouette moment sur sa serviette de plage ?

Petit point comme d’habitude sur la quatrième de couv :

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois déjantées, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par cet étonnant voyage. 

D’emblée, j’étais un peu réticente et pas trop emballée par un roman se passant sur un bateau de croisière (c’est loin de l’idée que je me fais du paradis), mais bon, ma sœur me l’ayant vendu comme un vrai bon « feel good » bouquin, je l’ai acheté sur la route des vacances : et c’est vrai que çà se lit bien et sans déplaisir qui plus est.

En vrai, j’ai plutôt bien aimé ce livre : l’héroïne est hyper attachante (les références à  Bridget Jones ou encore Love actually me rendent toujours un peu chamallow) et surtout (point très important pour moi), Marie n’est pas une grosse nunuche. Un personnage principal qui a de la répartie, bien que réservé, qui s’est un peu laissé engourdir dans une vie monotone, sans passions et qui décide de tout plaquer pour se (re)découvrir, çà reste toujours tentant.

Alors oui, tous les grands piliers de la chick-lit y sont : le changement de vie, les rencontres incroyables desquelles naissent les amitiés éternelles, l’amouuuur (les fameux mecs odieux qui sont finalement adorables). Mais je ne sais pas, la mayonnaise a bien pris.

Il faut dire que la plume de Virginie Grimaldi y est pour beaucoup : légère et assez tonique, elle permet pas mal de répliques vives et drôles. La gouaille du personnage de Camille est, en ce sens, assez délectable.

Et puis un livre qui cite les paroles des chansons de Jean-Jacques Goldman peut-il être vraiment mauvais ? On est bien d’accord.

En tout cas, merci ma sœur pour ce conseil. J’ai passé un très bon moment à lire les aventures de Marie et ses cops et je me laisserai sûrement tenter par le petit dernier Tu comprendras quand tu seras plus grande.

Et vous, avez-vous eu l’occasion de le lire ?

Catégorie : *****

 

Touriste de Julien Blanc-Gras et Mademoiselle Caroline (BD)

Touriste de Julien Blanc GrasHello les bouquineurs et bouquineuses de passage !

Ah, j’ai toujours mon rythme de tortue pour publier des billets. Débutons néanmoins ce mois de Mars en beauté avec une dernière petite BD.

J’avais entendu beaucoup de bien du roman Touriste de Julien Blanc-Gras, mais comme je ne l’ai pas trouvé à la médiathèque, je me suis contentée d’embarquer son adaptation en BD.

Frustrée ?
Pas tant que çà…

Mais de quoi çà parle ?

« Certains veulent faire de leur vie une oeuvre d’art, je compte en faire un long voyage. 
Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur.

Touriste, ça me suffit. »

Un ouvrage venu, selon les propres termes du narrateur, d’une véritable « pathologie géographique ». Tout petit déjà, alors que ses congénères sombrent dans les bras de Morphée avec un ours ou autre peluche,  lui ne s’endort qu’avec un ballon gonflable et translucide, un petit globe terrestre comme doudou en somme. Un enfant accro au monde et surtout, à sa découverte.

Devenu adulte, il décide tout simplement de vivre sa vie en parcourant la planète. Cette BD est le récit d’une partie (je suppose) de ses différents voyages. Sous forme d’épisodes, le narrateur nous raconte ses expériences en Amérique du Sud (la Colombie, le Brésil), en Asie (l’Inde et le Népal, la Chine et l’impossibilité de passer au Tibet) mais également l’Afrique (le Mozambique, la Maroc et la Tunisie). Et puis, cet incroyable et triste épisode à Madagascar.

Sans être manichéen, Lire la suite »

Le vie est courte, L’intégrale de Manu Larcenet & Jean-Michel Thiriet

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Hello les bouquineurs de passage !

Marre de déprimer en regardant les infos ? Envie de vous pendre ou de mettre la tête dans le four ? Ta ta ta ta ta, un peu de poîlade de vous fera donc pas de mal !

Est-ce parce que j’ai la concentration d’un bulot cuit en ce moment, mais je ne lis que des BD. Assez inhabituel d’ailleurs vu que je n’y connais franchement rien. Je suis comme qui dirait, un peu une « analphabète » du dessin. Une poule devant un couteau ? Pas loin.
C’est d’autant plus frustrant que je vis avec un vrai fana de BD, biberonné à Astérix et Tintin et qui a grandi avec Thorgal et autres Lanfeust et Trolls de Troy.

Mais ce n’est pas parce qu’on est une quiche en BD qu’on n’a pas le droit de se bidonner. Et Ô Joie, voici l’intégrale de La vie est courte de Manu Larcenet et Thiriet. Une bien chouette série (oeil humide) que je me rappelle avoir découvert début des années 2000 (call me le dinosaure…), époque où Larcenet officiait encore chez Fluide Glacial (Bon j’y connais rien mais j’ai quelques références !)

Très bonne idée donc de l’avoir rééditée en version intégrale. Plus de 200 pages compilant les 3 tomes : Profitons-en, Jusqu’à présent… et Rien ne va plus

En gros : une page, un dessin, un gag. De l’humour plutôt noir. Et de l’absurde, beaucoup.

Trève de bavardages, certains dessins parlent d’eux-mêmes.

 

Et celui-là dont je ne me lasse pas :

vie courte3

Oui c’est bête hein ! Mais çà me fait toujours marrer !

Est-ce le genre d’humour qui vous fait rire ? Connaissiez-vous Larcenet et Thiriet ?

Note : *****

Un été de Vincent Almendros

Un ete vincent elmendros

Hello les bouquineurs !

Vous avez froid et vous en avez marre de vous prendre des paquets d’eau et de vent dans la figure ?

Pas d’hésitation, embarquez pour ce petit livre Un été de Vincent Almendros, direction l’Italie et la baie de Naples. Dépaysement garanti.

Une jolie découverte de moins de 100 pages, pourquoi se priver ?

Petit coup d’œil sur la quatrième de couv :

Jean, mon frère, venait d’acheter un voilier et m’invitait à passer quelques jours en mer. Je n’étais pas certain que ce soit une bonne idée que nous partions en vacances ensemble.

Quand je dis « nous », je ne pensais pas à Jean.
Je pensais à Jeanne.
À Jeanne et moi.

Un huit-clos sur un bateau en pleine mer. 2 couples amoureux sous le soleil méditerranéen dont 2 frères. Et Jeanne.

Difficile d’en dire plus sans en révéler trop. Qui est Jeanne ? Quelle relation l’unit avec le narrateur et avec son frère Jean ?

Une intrigue dont la révélation ne se fera que dans la toute dernière page, pour ne pas dire les toutes dernières lignes. Et j’avoue que je n’avais pas vu venir la chute malgré quelques indices semés çà et là dans le récit.

À dévorer d’une traite !

Note : *****

Les années douces T2 de Taniguchi et Kawakami

les annees douces T2Hello les bouquineurs !

Je ne suis pas vraiment en avance, mais il me reste encore un peu de temps de vous souhaiter une belle année. Qu’elle soit douce, pleine de joies, de bonheurs et de chouettes lectures.

Je ne pouvais pas commencer cette nouvelle année sans évoquer la suite du joli manga dont je vous parlais la dernière fois, Les années douces. Alors ce deuxième tome est-il à la hauteur du premier ?

Aperçu de la 4ème de cette couv :

« Tous les deux nous avions pris le train. Tous les deux nous étions montés dans le bateau. Tous les deux nous étions arrivés dans cette petite auberge… Mais le maître a insisté pour que nous prenions des chambres séparées. »

J’attendais avec impatience que la relation entre Tsukiko et le maître avance et me voilà comblée. Dès le début de ce tome, la jeune femme se découvre petit à petit des sentiments envers le maître. Déception, jalousie et frustration, Tsukiko, d’habitude si impassible, bouillonne. Ses sentiments sont d’autant plus exacerbés que, de son côté, le maître demeure toujours aussi calme et imperturbable. Lire la suite »

Bridget Jones, Folle de lui de Helen Fielding

Bridget Jones Folle de lui Helen Fielding

Hello les bouquineurs !

Et voilà, c’est la rentrée et après avoir fait le plein de soleil et surtout le plein de lectures, me revoici pour vous parler de quoi ? En vrai, j’aurais aimé vous faire un billet intelligent sur tout ce qui me bouleverse et m’horrifie depuis ces derniers jours sur le traitement indigne que subissent les réfugiés en Europe mais je ne m’en sens pas capable, pas sûre de trouver les bons mots. Alors, je reste sur un thème que je connais : les livres.

De la futilité donc avec le dernier Bridget Jones qui plus est. Tant d’attentes, d’espoirs et de craintes mêlés avant de l’entamer… Et qu’en est-il alors ?

Petit point d’abord sur la 4ème de couverture :

Que faire lorsque votre toy boy fête ses 30 ans le soir où votre meilleure amie célèbre ses 60 ans ?
Est-il moralement condamnable d’aller chez le coiffeur quand vos enfants ont attrapé des poux ?
Est-ce mal de tricher sur son âge sur les sites de rencontre ?

Confrontée à ces graves problèmes, et à quelques autres non moins angoissants, Bridget relève courageusement le défi d’élever seule deux jeunes enfants, d’apprendre à maîtriser tweets et textos et, surtout, redécouvre sa sexualité à l’heure de – aïe ! le mot qui fâche – l’âge mûr.

À la fois tendre, touchant, mélancolique et absolument hilarant, le retour tant attendu de notre Anglaise préférée.

Quand j’ai entendu parler, il y a quelques mois, de la sortie du nouveau Bridget Jones, j’ai sauté au plafond de joie. « Hourra, she’s back !  » jubilais-je alors. Puis, j’ai entendu que Bridget était quinqua (Why not) et surtout qu’Helen Fielding avait liquidé Mark Darcy. « What the fuck !!!  » ai-je aussitôt braillé en mon for intérieur (oui, je peux être un poil grossière quand je me parle à moi même).
Quand même, Bridget, veuve qui a un toy boy, est-ce que tout cela n’était pas un peu ridicule ? Lire la suite »