Le mardi sur son 31 #3

Hello les bouquineurs de passage !

Rituel de début de semaine avec le toujours ludique  « Mardi sur son 31 », pour partager la page 31 de sa lecture en cours…

Un très chouette RDV hebdomadaire, découvert sur le blog Lire&vous et initié par Les bavardages de Sophie.

Aujourd’hui, Appelle moi par ton nom / Call me by your name d’André Aciman.

Moteur, action !

Je repense à cet été-là et n’en reviens pas que, malgré tous mes efforts pour vivre avec le « feu » et la « pâmoison », la vie m’eût encore offert des moments merveilleux. L’Italie. L’été. Le chants des cigales l’après-midi. Ma chambre. Sa chambre. Notre balcon qui nous isolait du monde entier. La douce brise qui apportait les parfums de notre jardin jusqu’à ma chambre à l’étage. C’est l’été où j’appris à aimer pêcher. Parce qu’il aimait çà. A aimer faire du jogging. Parce qu’il aimait çà. A aimer le poulpe, Héraclite, Tristan. L’été où, écoutant un oiseau chanter, humant l’arôme d’une fleur, ou sentant la chaleur monter du sol sous un soleil ardent, parce que mes sens étaient toujours en alerte, il me semblait qu’ils s’élançaient spontanément vers lui.

J’aurai pu nier tant de choses – que j’avais très envie de toucher ses genoux et ses poignets lorsqu’ils luisaient au soleil avec ce lustre onctueux que j’ai vu chez si peu de gens ; que j’aimais que ses shorts blancs de tennis parussent perpétuellement tachés d’ocre, la couleur de sa peau au fil des semaines ; que j’adorais le reflet dans ses cheveux, chaque jour plus blonds, des premiers rayons de soleil avant même que l’astre ne fût complètement levé ;

Heureux hasard que cette page 31 qui met tout de suite dans l’ambiance !

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

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Le mardi sur son 31 #2

Hello les bouquineurs de passage !

C’est un peu la loose d’enchaîner sur un 2ème  » Mardi sur son 31 » sans rien vous proposer d’autre, mais je suis un peu au point mort niveau chroniques littéraires…

Mais point de plaintes ! Profitons de ce petit RDV hebdomadaire, découvert sur le blog Lire&vous et initié à la base par Les bavardages de Sophie.

Chaque mardi, on partage la page 31 de sa lecture en cours.
Aujourd’hui Les Dames de Kimoto de Sawako Ariyoshi, c’est parti !

A dire vrai, le ciel n’était pas aussi pur que par certains matins d’hiver. Le précoce printemps avait déjà apporté des nuages diaphanes comme la bourre de soie dont on fait les voiles de mariées, et le froid du matin avait cédé la place à un air tiède.

Un peu après 3 heures, le cortège atteignit le village d’Iwade. Là les attendaient les Yoshi, récemment enrichis par la prospérité qui avait suivi la guerre sino-japonaise de 1894. Ravis de compter parmi ceux chez qui la mariée – une Kimoto de Kudoyama ! – faisait une halte, ils lui réservèrent un accueil chaleureux auquel participa tout le village. Il ne vint pas à l’esprit de Hana que Toyono pouvait avoir une raison spéciale de choisir uniquement les anciennes familles de la rive droite – ce qui ne l’empêcha pas de remarquer qu’au fur et à mesure qu’on descendait le fleuve, si les familles étaient plus prospères, la terre, elle, devenait plus pauvre. Elle découvrit aussi que chaque région avait une atmosphère particulière et elle se demanda quelle serait celle de Musota où elle allait vivre sa vie de femme mariée.

Cette petite page 31 donne un avant goût plutôt fidèle du roman Les Dames de Kimoto, où la nature et, plus généralement, le rapport à la nature conservent une place importante.

J’espère vous en reparler très vite !

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

Le mardi sur son 31 #1

Hello les bouquineur.se.s de passage !

Et si on insufflait un peu de vie à ce blog ?


Je vous propose donc ce RDV hebdomadaire bien sympathique Le mardi sur son 31, découvert sur le blog Lire&vous et initié à la base par Les bavardages de Sophie.

En quoi consiste ce nouveau RDV ?

Tous les mardis, partager une citation de la page 31 de notre lecture en cours…

Je me lance cette semaine, avec le livre de poche que je balade dans mon sac depuis quelques jours, Le parfum de Patrick Süskind :


C’était des dizaines, des centaines de milliers d’odeurs spécifiques qu’il avait collectionnées et qu’il avait à sa disposition, avec tant de précisions et d’aisance que non seulement il se les rappelait quand il les sentait à nouveau, mais qu’il les sentait effectivement lorsqu’il se les rappelait ; plus encore, il était capable, par la seule imagination, de les combiner entre elles de façons nouvelles, si bien qu’il créait en lui des odeurs qui n’existaient pas du tout dans le monde réel. C’était comme s’il avait appris tout seul et possédait un gigantesque vocabulaire d’odeurs, lui permettant de construire une quasi-infinité de phrases olfactives nouvelles – et ce à un âge où les autres enfants, à l’aide des mots qu’on leur a laborieusement inculqués, bredouillent tout juste leurs premières phrases conventionnelles pour rendre très imparfaitement  compte du monde qui les entoure. 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?