Les années douces T2 de Taniguchi et Kawakami

les annees douces T2Hello les bouquineurs !

Je ne suis pas vraiment en avance, mais il me reste encore un peu de temps de vous souhaiter une belle année. Qu’elle soit douce, pleine de joies, de bonheurs et de chouettes lectures.

Je ne pouvais pas commencer cette nouvelle année sans évoquer la suite du joli manga dont je vous parlais la dernière fois, Les années douces. Alors ce deuxième tome est-il à la hauteur du premier ?

Aperçu de la 4ème de cette couv :

« Tous les deux nous avions pris le train. Tous les deux nous étions montés dans le bateau. Tous les deux nous étions arrivés dans cette petite auberge… Mais le maître a insisté pour que nous prenions des chambres séparées. »

J’attendais avec impatience que la relation entre Tsukiko et le maître avance et me voilà comblée. Dès le début de ce tome, la jeune femme se découvre petit à petit des sentiments envers le maître. Déception, jalousie et frustration, Tsukiko, d’habitude si impassible, bouillonne. Ses sentiments sont d’autant plus exacerbés que, de son côté, le maître demeure toujours aussi calme et imperturbable. 

Au fil des pages, le profond lien qui s’était créé entre eux se renforce et se mue en relation plus intime. Nos 2 personnages deviennent de plus en plus proches et sont « confrontés » tour à tour au réveil du corps et du désir, au retour de l’intimité physique, thématiques abordées avec pudeur par l’auteur.

Comme dans le 1er tome, la cuisine conserve une place importante dans les échanges de nos 2 protagonistes. La dernière fois, j’écoutais une émission de radio avec Thierry Marx qui parlait de la cuisine japonaise, notamment de celle du Kaiseki, et là, j’ai eu une révélation (carrément !).
Le chef évoquait une cuisine qui se déguste en 3 temps : Premièrement, elle se regarde, la séduction se fait par le visuel. Deuxième temps, on en découvre les différents aspects (telle que l’odeur, la composition…). Et dans le troisième temps, elle se mange. « C’est enfin le temps de la gourmandise qui peut éventuellement mener à la frustration ». Je trouve que cette description est une jolie interprétation de la relation entre le maître et Tsukiko qui progresse par étapes pour atteindre quelque chose de sincère et de pur.

L’histoire se termine avec un aparté sur l’enfance de Tsukiko sous la forme d’un conte avec des personnages fantastiques issus du folklore japonais. Un peu plus déroutant mais qui reste tout de même dans l’esprit de ce manga.

Les années douces, un titre qui prend tout son sens une fois le livre refermé. Au final, c’est une histoire qui nous montre que l’essentiel est invisible pour les yeux et que dans la relation aux autres, il est important de ne pas se fier aux apparences (maxime empruntée à Etienne Daho, on a les références qu’on mérite hein !).

Ce second tome est un pur d-é-l-i-c-e, que j’ai d’avantage apprécié que le premier. Si vous avez l’occasion de le lire, foncez !

Note : *****

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